Editorial

Nous sommes heureux de vous annoncer la nomination comme conseiller ecclésiastique des AFC de Paris du Chanoine Denis Metzinger, vicaire épiscopal pour la Pastorale familiale du diocèse de Paris, responsable de l'Institut de la famille de l'École cathédrale et curé de la paroisse Saint-Charles-de-Monceau, en remplacement du Père Franck Souron que nous remercions pour tout ce qu'il nous a apporté au cours de ses 6 années d'accompagnement.

« Le baptême : la Joie de Pâques pour la Famille ! »

Alors que l’archevêque de Paris me demande de vous accompagner, je suis heureux de vous rejoindre et, comme pour faire connaissance de vous interroger : « Connaissez-vous la date de votre baptême ? » Question que je pose à chaque membre de votre famille ! En effet, nous sommes dans le temps de Pâques.
La résurrection de Jésus, événement unique change à jamais l’horizon de notre existence, quelque soit notre âge. La puissance de l’amour de Dieu s’est donnée à voir dans le tombeau vide ! Paradoxal constat !
Par notre baptême, nous avons été greffés sur cette vie nouvelle. Vie qui transforme de l’intérieur notre quotidien. Oui, en raison de notre finitude biologique, nous connaîtrons la mort mais, unis au Ressuscité, c’est à chaque instant que nous sommes appelés à « passer » de la mort à la Vie. La Foi en l’action de Dieu manifestée par la Résurrection du Fils Unique m’invite à poser dans mes choix quotidiens un acte de Foi. Chrétien, « fils dans le Fils », je suis appelé à bannir la mort qui hante les rapports humains sous l’habit du mensonge, de la transgression et autres hypocrisies. Chrétien, « fils dans le Fils» je suis appelé à protéger toute vie humaine en ses débuts fragiles comme en sa fin si mystérieuse. Vivre dans la dignité jusqu’au bout, tel est le droit inaliénable pour lequel je dois
témoigner.
Chrétien, « fils dans le Fils » je suis appelé à respecter la création de Dieu et tous les êtres vivants offerts pour le partage et l’harmonie de tous. Le véritable respect de la terre n’est pas une idéologie, mais une action de grâce envers le Créateur.
Chrétien, « fils dans le Fils », je suis appelé à vivre dans la vérité du monde contemporain, tel qu’il est, il est aimé de Dieu. Tel qu’il est, Il m’est donné pour être Témoin de la Vie en m’engageant concrètement pour le Bien commun. La nostalgie m’emprisonne dans la mort.
Chrétien, « fils dans le Fils », je suis appelé à témoigner joyeusement de la Vie toujours plus forte que la mort en dénonçant son dard venimeux, qui anesthésie les consciences et fait croire que mourir ou tuer une vie serait un apaisement.
Chrétien, « fils dans le Fils », je suis appelé à risquer la Vie pour le bien de notre société par le beau signe de la famille, où se donne à voir le pardon, la joie, les peines surmontées, la beauté de l’engagement de l’homme et de la femme.
Chrétien, « fils dans le Fils », je n’ai pas le droit de me taire, l’Alléluia est plus tonitruant que le Dies Irae ! En France, dans ces semaines, je vais avoir la chance de pouvoir m’exprimer comme citoyen, témoin de la Vie !

Chanoine Denis METZINGER.
Conseiller ecclésiastique AFC-Paris.

La famille : Marche pour la vie (Janvier 2017)

Noël nous a replongés dans le mystère de la Nativité. C’est la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu pour l’homme qui fortifie notre espérance.

Noël confère une formidable dignité à chaque être humain et à chaque famille. Mais cette dignité est sans cesse menacée et doit être sans cesse réaffirmée. Les AFC sont au service des familles dans leur mission éducative auprès de leurs enfants, de leurs adolescents, pour les appeler à se construire, à grandir, à conquérir leur liberté et ainsi échapper aux dangers et aux tentations de notre temps.

En participant à la Marche pour la Vie le 22 janvier, nous réaffirmerons la dignité de tout être humain depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Un message urgent à délivrer en cette année électorale, alors que certains veulent toujours plus banaliser l’avortement et imposer à la société française la GPA et l’euthanasie.

Paul de Guigné

"Rentrée dans l'Espérance » (septembre 2016)

Alors que tant de perspectives d'avenir semblent bouchées, tant au plan de notre vie publique en France et en Europe, qu'au plan personnel, pour beaucoup d'entre nous, soumis eux-mêmes ou à travers leurs proches à des soucis professionnels ou de santé, il peut paraître provoquant d'évoquer une rentrée dans l'espérance.

Toutefois, le premier don de la famille n'est il pas justement l'espérance ?

La famille, c'est d'abord l'amour qui unit un homme et une femme et leur donne une descendance et un avenir communs. Espérance fondatrice de l'humanité de vaincre la mort par la transmission de la vie. La famille, c'est la naissance, le soin et l'éducation des enfants, vies nouvelles qui nous tournent vers le futur. Responsabilité exaltante d'orienter au bien ceux à qui notre maison commune sera confiée demain. La famille, ce sont les liens entre parents et enfants, frères et sœurs, grands-parents et petits-enfants, cousins... Réseaux d'affection, de solidarité, prévention efficace de la solitude, de l'exclusion.

Nos associations familiales catholiques, en servant la famille, en réaffirmant tout ce qu'elle peut apporter à la société et à ses membres, si elle est reconnue et respectée, contribuent à nous ancrer dans l'espérance.

Bonne rentrée dans l'Espérance !

Paul de Guigné

Osons la Miséricorde pour plus d’amour et d’espérance !

Ne passons pas au travers de l’Année sainte de la Miséricorde sans nous laisser toucher par elle dans nos familles et dans la mission des AFC.
Ne pas accepter la Miséricorde de Dieu, c’est le risque de l’entêtement et de la rigidité pharisienne à vouloir se donner à soi-même sa propre loi et à refuser la docilité à l’égard de l’Esprit Saint comme voie de sainteté et de vie chrétienne. Pour oser la miséricorde, il faut demander que la dureté de notre cœur soit assouplie, purifiée par l’action sanctifiante et miséricordieuse de Dieu. Là où est le Seigneur, il y a la miséricorde !
Notre monde a besoin de plus d’amour dont doivent témoigner les familles chrétiennes où il est souvent nécessaire que soient guéries les blessures dans les relations entre mari et femme, frères et sœurs, entre les générations. Voilà pourquoi la famille a besoin de la Miséricorde qui va jusqu’au pardon  des offenses pour que là il y a de la haine, de l’offense, de la division ; le pardon fraternel puisse mettre de l’amour fraternel, de la réconciliation et de la communion. Soyons miséricordieux entre les membres de nos familles car nous avons déjà reçu au centuple la miséricorde dans l’amour de notre Père des cieux qui nous a donné Jésus, le Visage de la miséricorde divine.
En osant la miséricorde, il peut être aussi donné aux membres de nos familles un peu plus d’espérance dans une société marquée par le matérialisme et le consumérisme. Je pense en particulier aux jeunes qui cherchent un sens à leur vie, une belle aventure à vivre avec soi-même et les autres dans le respect de la Création et de la paternité divine.
Que Marie, Mère de Miséricorde, accompagne chacune de nos familles en cette Année sainte de la Miséricorde divine !

Père Franck Souron,conseiller ecclésiastique des AFC de Paris

LAUDATO SI!

Avec Laudato si’, le pape François a adressé à tous les hommes de bonne volonté
une grande encyclique sur l’écologie, c’est-à-dire les relations entre l’homme et son environnement. François présente d’abord les maux qui frappent notre
terre et dont les pauvres sont les premières victimes: pollution, réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles…

Le pape dénonce la technique toute-puissante qui ne respecte pas la création et l’économie au service de la finance et non de l’homme. Le constat fait par le pape est dur et il met en cause
directement l’égoïsme des nantis, les inégalités croissantes, l’indifférence et même l’inconscience de tous ceux qui refusent de changer leurs comportements.
La dureté de ces critiques est toutefois atténuée par l’espérance qui se dégage de toute
l’encyclique : l’humanité s’est détournée du droit chemin en se croyant maîtresse de l’univers et donc en niant Dieu ; les conséquences sont graves, mais il n’est pas trop tard, nous pouvons encore changer et revenir au respect de Dieu, de l’homme tel qu’Il l’a créé (homme et femme), de la famille et de la nature.
La beauté de la création est rappelée en termes poétiques par le pape François. C’est à une
« spiritualité écologique » que nous invite le pape. L’expression qui revient le plus souvent dans l’encyclique
est « tout est lié ». Elle permet au pape de prôner une « écologie intégrale qui n’exclue pas l’être
humain ». Citons deux passages très forts de l’encyclique qui nous encouragent à toujours proclamer
le caractère sacré de la vie humaine : « Quand on ne reconnait pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap - pour prendre seulement quelques exemples - on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié. » « Puisque tout est lié, la défense de la nature
n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement. »
Cette très riche encyclique qu’il faut lire et relire interpelle tous les hommes sans aucun souci du « politiquement correct. C’est un appel à la lucidité et à la conversion personnelle et collective.

Paul de Guigné       

                             

Les familles en chemin.

Les familles, nos familles sont en chemin. Sur ce chemin, elles ont besoin de savoir d’où elles viennent et où elles vont.

D’où viennent-elles ? D’un couple formé par l’homme et la femme. Ce modèle, que des lois récentes ont tenté de remettre en cause, doit être approfondi pour en saisir toute la portée vitale pour la société avec l’affirmation de la nécessaire complémentarité de l’homme et de la femme.
Où vont-elles ? Dans la recherche de l’accomplissement de la vocation de chacun de ses membres.

Mais alors, comme le dirait l’apôtre Thomas, nous ne savons pas le chemin. Écoutons Jésus nous dire : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14,6) ; Lui qui nous a confié à son Eglise. Nous, AFC de Paris, sommes-nous sur ce chemin pour les familles le bon samaritain de l’Évangile ? Ou bien le lévite qui sait ce qu’il faudrait faire, ou le prêtre trop pur pour s’approcher du malade ?

Jésus est venu pour les malades et les pêcheurs et nos familles sont souvent marquées par diverses maladies et par le péché. Si telle est la situation, acceptons-nous d’être pour les familles « l’hôpital de campagne » désirée par le pape François ? Voulons-nous panser les plaies des familles comme le recherche le pape François dans le cadre du synode sur la famille ? Sommes-nous suffisamment inventifs dans notre charité pour les familles ? Si nous acceptons d’être sur le chemin de Jésus, d’être ses disciples, alors ensemble travaillons au sein des AFC pour que la Bonne Nouvelle du Salut touche toutes les familles en chemin.                                                   

Père Franck Souron, conseiller ecclésiastique des AFC de Paris

 Nous croyons en la famille

, union libre et durable d’un homme et d’une femme ayant décidé de s’aimer, d’accueillir leurs enfants et de les éduquer, pour les rendre, à leur tour, autonomes et capables de fonder un nouveau foyer.

Tout le monde aspire à une vie de famille réussie et tout le monde sait que c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à ses enfants. Mais une vie de famille réussie, si elle est un don, n’est pas un hasard ou une chance arbitrairement accordée à certains et refusée à d’autres.

Pour s’épanouir, elle doit être cultivée et sa culture requiert beaucoup de soins et d’amour, un environnement favorable, un bon ensoleillement, parfois aussi des traitements.

A la lumière de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église, les Associations Familiales Catholiques regroupent des familles qui veulent s’entraider, se former et peser sur les débats de société pour faire respecter les intérêts matériels et moraux des familles.

Découvrez nos activités, et n’hésitez pas à nous contacter!

Paul de Guigné
Président de la Fédération des AFC de Paris

NOS FONDAMENTAUX

« Promouvoir la famille, communauté de vie et d’amour d’un homme et d’une femme, fondée sur le mariage, lien indissoluble, librement consenti, publiquement affirmé, ouverte à la vie, éducatrice de ses membres, cellule de base de la société, source du bien être de la personne et de la société. »

Charte des Droits de la Famille (1982)

« L’AFC est un cadre d’engagement et d’entraide offert à tous ceux qui veulent agir au service de la famille à la lumière de l’enseignement de l’Église catholique. »

Charte des AFC (2000)