Face à l’infertilité, quels chemins ?

Conférence NaPro à Notre-Dame de Lorette

Le 11 mai 2016, l’AFC Notre-Dame de Lorette accueillait une quarantaine de personnes, venues de plusieurs lieux d’Ile-de-France pour une conférence : « Face à l’infertilité, quels chemins ? »

 Nous avons fait appel à Juliette Chové, sage-femme depuis 20 ans et instructrice Fertility Care, auteur du livre « Soyez féconds et multipliez-vous – Couples infertiles : des raisons d’espérer à Sainte-Anne-D’auray»

Juliette Chové a été parmi les premières à se former à la NaProTechnologie (Natural Procreative Technology). Elle a donc intégré par la suite dans son activité de sage-femme le conseil en fertilité naturelle.

Dès le début de son intervention, notre conférencière a situé les choses : la NaProTechnologie est une médecine de restauration de la fertilité, qui respecte la conception naturelle de l’enfant. Ce n’est pas une médecine bio, à base de plantes. C’est une véritable médecine qui utilise toutes les ressources proposées par la médecine : interventions chirurgicales, traitements hormonaux, examens biologiques…

La conception de l’enfant est naturelle, car l’objectif de la NaPro est d’aider les couples à concevoir leur enfant lors d’une union des corps, en évitant la manipulation, la destruction ou la congélation d’embryons. Il n’y a pas de dissociation entre procréation et sexualité. La fécondation se fait à l’intérieur du corps de la femme, et non dans une éprouvette.

Cette médecine  ne fera certes pas de miracle dans des cas de stérilité, mais il est intéressant de noter qu’elle a un taux de réussite supérieur à la FIV s’agissant des cas d’hypofertilité et de fausses couches.

 

Le parcours de NaPro peut demander du temps, il est très médicalisé et  peut parfois paraître contraignant. Son but est en effet de restaurer la fertilité, ce qui peut nécessiter beaucoup d’examens,  alors que la fécondation in vitro ne restaure rien : elle contourne le problème de stérilité sans en chercher les causes. Elle ne vise qu’à donner coûte que coûte un enfant à des parents, elle ne se préoccupe aucunement de la santé de la femme et du couple.Si la fertilité est restaurée, une seconde grossesse peut se produire sans autre traitement.

Juliette Chové n’a toutefois pas craint d’évoquer les cas où aucune méthode ne marche. Lorsque le chemin médical  ne peut répondre au désir d’enfant, elle  a voulu donner de l’espoir à ces couples en leur ouvrant la porte d’une autre fécondité, donnant alors des témoignages de couples qu’elle a suivis.

 A la suite de la conférence, elle a pris le temps de parler en particulier à plusieurs couples qui le souhaitaient.

Cette conférence touchait à l’intime. Sur ce sujet si douloureux, il nous a paru important de proposer un chemin plus respectueux du couple et de l’enfant que la fécondation in vitro, qui pose de nombreuses questions éthiques. Nous espérons que cette soirée aura permis aux couples en souffrance de ne pas se sentir seuls dans cette épreuve et d’entendre une parole juste, une parole d’espoir.

 

A sa suite, Marie Cabaud-Meaney, auteur d’un livre « Une grossesse tant désirée », a livré un témoignage émouvant de son parcours face à l’infertilité.